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Au
même titre que les éléments de la tenue
de route, les accessoires
qui composent votre freinage sont primordiaux pour votre sécurité
et celle des gens qui vous entourent. Une fois n'est pas coutume,
la maxime qui dit : Sans maÎtrise, la puissance n'est rien,
est d'actualité.
Afin de mieux
comprendre comment fonctionnent ces ensembles, et vous permettre
de les assortir aux puissances de vos bolides, nous allons tenter
de définir ici dans un dossier en deux parties, us les éléments
nécessaires pour être en sécurité et
aux moyens les plus sûrs de vous arrêter sans danger.
Tout ensemble de
freinage, qu'il soit monté de série ou modifié
pour la compétition, est composé d'une dizaine d'éléments. Chacun
de ces éléments, choisi méticuleusement, possède
ses après caractéristiques. Qui non seulement correspondent
au cahier des charges de l'auto, mais qui se doivent de correspondre
aux autres éléments de l'ensemble. Ces combinaisons
de montage, du choix d'étrier de frein au choix du maître-cylindre,
ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont faites de manière
cohérente, afin que l'interaction qui les lie, se fasse de
la façon la plus performante qui soit. Les critères
de sélection de ces accessoires se font en tenant compte
tout d'abord du type d'auto à équiper.
Plus une auto
sera puissante, plus son freinage se devra d'être performant.
Le coefficient d'accélération se doit d'être
proportionnel au coefficient de décélération.
Sur une Peugeot 406 V6 par exemple, des disques de 315 mm ainsi
que des étriers quatre pistons sont de rigueur, alors que
sur la même auto équipée du 2.0, 16 soupapes,
ces disques passent à 275 mm et les étriers restent
des mono-pistons. Le critère de poids de l'auto est également
un élément prépondérant dans le choix
du freinage. L'inertie jouant un rôle non négligeable,
plus un véhicule est lourd, plus ses distances de freinage
sont longues. Pour cette raison et afin de raccourcir ces dernières,
un freinage approprié est rendu obligatoire.
Pour exemple, sur une Audi A4 et une Audi A3 à puissance
quasi équivalente, le freinage sera nettement supérieur
sur la première, dû à un sur poids de 400 kilogrammes.
En compétition, le freinage d'une auto est primordial, car
les précieuses secondes se gagnent au moment des décélérations.
Plus le freinage sera tardif, plus les freins se devront d'être
performants. Pour cette raison, le budget freinage en compétition
peut atteindre des sommes astronomiques et représente un
des critères fondamentaux de modification.
Pour mieux comprendre toutes ces interactions, voyons en détailles
différents éléments qui composent un ensemble
de freinage.
Le couple Maître-cylindre/ Mastervac
Premier
élément relié à la pédale de
frein de votre auto, le Mastervac fait
office d'assistant de freinage. Sous forme d'une grosse boîte
noire sphérique, il est étanche et sous vide d'air.
Il possède en son cur une membrane de dépression
permettant à votre pédale de frein de garder une souplesse
lors des pressions infligées. Relié à sa sortie
au piston du maître-cylindre,
il facilite l'action de celui-ci.
Le maître-cylindre
comme son nom le présage, a pour but de distribuer le flux
de liquide de frein dans le circuit de freinage. Son piston central
relié au Mastervac envoie de
manière répartie une quantité donnée
et sous pression de liquide de frein
dans le circuit principal. En fonction du nombre de sorties que
possède ce dernier, de deux à quatre pour les autos
traditionnelles, il a pour but de gérer la pression exercée
dans le circuit en fonction de la pression appliquée sur
la pédale de frein.
Plus le diamètre
de son piston central sera important,
plus le freinage pourra être
puissant. Ce piston est un des facteurs
qui est régulièrement modifié en compétition.
Le nombre de sorties correspond en général au nombre
de roues de l'auto. Une sortie par roue pour les véhicules
performants. Mais il n'est pas rare, de nos jours, de voir encore
des maîtres-cylindres composés
de deux sorties, complétés par des réducteurs
venant conduire le liquide de frein jusqu'aux roues non desservies
directement. Cette forme de montage n'est désormais réservée
qu'aux véhicules dits "bas de gamme".
Les Durites de frein, les
réducteurs et répartiteurs de freinage
Les
durites de frein correspondent aux
conduits souples menant le liquide de frein
du maître-cylindre aux étriers.
Ces derniers sont généralement en caoutchouc tressé,
résistant à de fortes contraintes de pressions. Pour
cette raison, elles ne peuvent en aucun cas être remplacées
par des durits de type traditionnel sous peine de céder à
l'effort.
Les durits
de type aviation sont désormais communément
utilisées dans le tuning. Mais leur emploi au-delà
de l'aspect esthétique de la chose, provient de la compétition
automobile. Leur tressage en aluminium et acier leur confère
une plus grande résistance à la pression permettant
ainsi de freiner plus fort et plus souvent, sans risque de fadding*.
Les montées en température du liquide
frein sont également mieux encaissées par ce
type de durits. Toutefois, si votre
circuit dl' freinage est entièrement d'origine et que vos
contraintes de freinage restent dans les normes, l'emploi de durits
"avia" ne changera rien au comportement actif de votre
auto.
Cependant les
durits de frein se détériorent avec le temps;
pensez donc toujours à les contrôler régulièrement.
Les réducteurs et répartiteurs
de freinage sont toujours positionnés dans le circuit
de freinage entre le maître-cylindre
et les étriers. Leur rôle
est de réguler le flux de liquide de
frein de façon à mieux repartir le freinage
entre l'avant et l'arrière de l'auto.
Les réducteurs
sont de petits cylindres placés en général
sous le châssis de la voiture, permettant de diminuer la quantité
de liquide de frein arrivant sur les roues arrière de l'auto.
Ils ne sont pas réglables, mais leur action mécanique
évite le blocage des roues arrière lors des freinages
brusques. Les répartiteurs de freinage,
quant à eux, sont réglables par molette. Ils sont
placés à la sortie du maître-cylindre
et permettent de répartir à volonté le freinage
entre l'avant et l'arrière de l'auto.
LE LIQUIDE DE FREIN
Élément
prépondérant à un bon circuit de freinage,
le liquide de frein se caractérise par certains indices de
viscosité et de résistance à l'échauffement
qui lui donnent une qualité plus ou moins bonne. Le
DO.T. ou indice thermique d'un liquide de frein, vous
indique la température maximale qu'il peut atteindre.
En général
lors d'une utilisation traditionnelle, lorsque vous freinez, votre
liquide de frein monte à 80/90 degrés. En course ou
lors d'utilisation forcée, cette température peut
atteindre les 150, voire 200 degrés, ce qui explique qu'un
liquide de frein classique ne puisse résister à pareil
échauffement. Les véhicules traditionnels sont pourvus
d'indice 4 ou 5 chez quelques
gros constructeurs.
Cependant en
compétition ces indices peuvent monter à 5.5,
voire 6. Il faut signaler qu'à ce niveau d'indice,
ces liquides ne sont plus miscibles et qu'un nettoyage préalable
du circuit de frein est obligatoire. Sachez également qu'un
liquide frein est périssable, et qu'une
vidange tous les cinq ans ou cent mille kilomètres
est la bienvenue.
Un mauvais freinage
peut également être dû à de l'air présent
dans le circuit. Il faut à ce moment, sachant que le circuit
doit être étanche, purger ce dernier. C'est à
dire évacuer toutes les particules d'air présentes,
susceptibles d'être compressées différemment
lors du freinage. Rendant ainsi la pédale de frein poreuse
ou molle. Ces quelques éléments rentrant dans la composition
de l'ensemble du bloc freinage se doivent d'être régulièrement
contrôlés et entretenus. Ils peuvent en effet à
tout moment de leur vie sur l'auto, se rendre défaillants.
Les plaquettes, ne sont pas le seul
élément de freinage à se détériorer
régulièrement. Pour preuve le liquide
de frein qui doit être changé périodiquement
et le maître-cylindre qui peut
lors de purges répétées perdre de son étanchéité.
Quoi qu'il en soit, soyez vigilants et surveillez régulièrement
vos organes de freinage.
Avant
de définir en détail chacun de ces éléments
de manière individuelle, il faut savoir que le bon fonctionnement
de l'ensemble ne peut se faire sans la mise en corrélation
de ces éléments les uns avec les autres. Un disque
de frein d'un diamètre donné ne pourra correspondre
qu'avec un étrier prévu à cet effet. De la
même manière, des plaquettes
de formes données ne pourront correspondre qu'avec un étrier
bien particulier. La taille, l'épaisseur, ainsi que la marque
de fabrication de ces éléments doivent être
pris en compte lors de vos achats. Rien ne sert en effet de monter
un système trop imposant sur une auto dont la puissance reste
ou avoisine celle d'origine.
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