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Vol
sans effraction, comment réagir ?
Remettant
en cause la réalité du vol, certains assureurs refusent
d'indemniser.
Pour
faire face aux nouveaux systèmes antivol, les voleurs procèdent
de deux manières : soit en utilisant un système électronique
de contournement, soit en agressant le conducteur. Le vol de voiture
sous la menace d'une arme est un délit en plein essor. Tous
les types de véhicules sont concernés, de la voiture
de luxe à celle de catégorie moyenne, sans parler
des deux-roues.
Le vol en votre absence
La
perte du véhicule est généralement considérée
comme définitive trente jours après le vol. Si, dans
ce délai, votre véhicule volé est retrouvé,
l'assurance va l'examiner avant de vous dédommager, et essayer
de trouver le moyen de ne pas vous rembourser. Si votre auto ne
présente pas de traces d'effraction (antivol intact, serrures
non forcées...), vous risquez de vous heurter à un
refus d'indemnisation, l'assureur estimant que le vol n'est pas
prouvé.
Comment
réagir
Ce
sera à vous d'apporter tous les éléments de
preuve possibles (témoignages, expertises). Le constat, établi
par la police lorsque votre véhicule a été
retrouvé, ainsi qu'une contre-expertise peuvent être
déterminants. Il a été démontré
que les vols sans effraction étaient tout à fait possibles
dans la mesure où les voleurs font preuve de plus en plus
d'ingéniosité et de malice pour arriver à leurs
fins. Ainsi, on a vu des véhicules enlevés par des
camions à plateau, des systèmes de verrouillage centralisé
et d'antidémarrage neutralisés par des boîtiers
électroniques bricolés ou reprogrammés.
Les témoignages et les recoupements de cas similaires sur
le secteur peuvent aussi apporter de l'eau à votre moulin.
En cas de désaccord persistant, seul un tribunal peut trancher.
Si votre dossier est bien étayé par des preuves crédibles
(comme les témoignages ou les articles de presse précédemment
évoqués), les juges admettent la possibilité
du vol sans traces d'effraction.
Le vol avec violence
Comment
procèdent les voleurs ? Tout simplement. Dans la circulation
(souvent à un feu rouge), un véhicule vous percute
légèrement à l'arrière. Réflexe
normal, vous descendez pour évaluer les dégâts
sans arrêter le moteur ou emporter les clés. Un complice
en profite pour s'emparer de votre véhicule, évidemment
suivi par l'automobiliste "percuteur". Les policiers appellent
ces faits des "vols à l'italienne" ou "vols
à la voiture tampon". Relevez le numéro d'immatriculation
(bien que, souvent, il s'agisse de voitures volées ou avec
de fausses plaques). On a même constaté de tels vols
sur autoroute, les voleurs n'hésitant pas à venir
vous "pousser" à plus de 150 km/h.
Comment
prévenir le vol
Si
vous êtes confronté à cette situation hors agglomération,
ne vous arrêtez pas! Rabattez-vous sur la file de droite et
roulez jusqu'au péage ou à la première sortie
ou station-service. Essayez de faire des signes à un routier
sur votre trajet. Equipé d'une CB, il appellera la gendarmerie
et témoignera en votre faveur. Appelez les secours depuis votre
portable (le 112). Précisez le lieu de l'agression, donnez
le signalement de vos agresseurs et indiquez la direction de leur
fuite, ainsi que la couleur, la marque, le numéro de la plaque
d'immatriculation et le nombre d'occupants du véhicule.
Comment
réagir
Si
les voleurs ont réussi à vous surprendre, déposez
plainte auprès du poste de police ou de gendarmerie le plus
proche. Cet acte est essentiel, car il vous permettra de prouver votre
bonne foi auprès de l'assurance. Il faut savoir que les tribunaux
considèrent qu'il y a vol dès lors que l'on vous a dérobé
vos clefs, ou contraint par la violence à remettre le véhicule.
Vous devriez donc être indemnisé par votre assurance
à l'expiration du délai de 30 jours.
Si un acheteur potentiel vous a dérobé votre voiture
lors d'un essai en vous menaçant, portez plainte, vous serez
couvert par la garantie vol. Mais si vous lui avez gentiment remis
les clés, ce ne sera pas le cas et l'assurance se défilera.
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